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Au-dessus de la vigne, l'aigle éloigne les étourneaux et attire les promeneurs./photo DDM.ZG

Au-dessus de la vigne, l'aigle éloigne les étourneaux et attire les promeneurs./photo DDM.ZG

 

On le retrouve les samedis au marché de Saint-Girons où il tient un stand d'objets en bois (fourches, bâtons de bergers, cannes de marche et objets de décoration), qu'il fabrique lui-même. À «Autrefois le Couserans», tous les ans c'est lui qui tape la faux. On le retrouve sur les terrains de pétanque du côté de Rouède, au bord de l'eau à taquiner les goujons ou à la chasse. Mais en cette saison ce sont les vendanges qui occupent André.

Cette vigne, à Montastruc, elle est dans la famille depuis longtemps ?

Oui. Et quand mon père est décédé, j'ai continué. Il y a 17,30 ares soit 670 pieds. Ce sont des cépages très vieux, j'en ai renouvelé également quand j'ai repris. Avant on travaillait le vin à la maison mais en 1972, il y a eu un incendie à la ferme et tout a brûlé : le chai, la futaille et donc on a emmené le raisin d'abord à Carbonne à la coopérative et ensuite à Peyssies au CAT.

Il y a toujours eu des vignes sur Montastruc ?

Avant, toutes les maisons avaient une vigne et il s'y faisait le commerce du vin. Du temps ou il y avait les bûcherons, des Italiens qui étaient des travailleurs de peine, ils consommaient quelques litres par jour. Mais bon le vin ne titrait pas trop fort, il devait faire 6 ou 7°. Après lorsque les tronçonneuses sont arrivées, petit à petit ça s'est arrêté. Actuellement on est trois sur Montastruc à travailler la vigne.

Et l'entretien ?

Il faut un petit peu d'entretien. À part pour enfoncer les piquets et pour les vendanges ou je demande de l'aide, on fait l'entretien avec ma femme. J'ai gardé les anciennes méthodes de traitement de la vigne que je faisais avec mon père. Le folklorique de la chose ce sont les épouvantails pour faire peur aux étourneaux, qui vont bientôt arriver. Je les fais moi-même sur du contre-plaqué et je les peins.

Bientôt les vendanges ?

Oui. On est une vingtaine et on vendange de 9 heures à midi. Le doyen c'est Petit Paul et la plus jeune ma petite fille Gwen. Ensuite on passe à table. La récolte part à Peyssies au CAT. Elle varie de 1 tonne à 2 tonnes, mais depuis 2 ans je fais dans les 1,3 tonne.

Si vous voulez goûter au vin d'André rendez-vous à la cave coopérative de Peyssies (31 390).

La Dépêche du Midi

Tag(s) : #Patrimoine, #Salies du Salat, #Comminges
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