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Cassagne en Fête  Les guirlandes et les Tustets

Des Photos ICI

 

La fête de Cassagne a battu son plein le week-end dernier. Comme chaque année, et depuis « la nuit des temps » les traditions perdurent. Une des traditions, propre au village, est celle de la confection des guirlandes par les jeunes du Comité des Fêtes. Une fois confectionnées, la journée du samedi est consacrée à la pose des guirlandes. Plusieurs équipes sont formées et se partagent le village et les écarts. Ils sont accueillis par les habitants du village pour des haltes plus ou moins longues agrémentées d’apéritif, boissons, restauration rapide ou pas, saucisson, croustades, gâteaux, etc… Une tradition sympathique qui relie les jeunes aux plus anciens du village.

Jean Cazabet, l’ancien maire de Cassagne raconte : « J’avais entre 5 et 15 ans, et la tradition continuait toujours. On allait chercher le papier à l’usine de Riz Lacroix. Et à la salle des fêtes on confectionnait les guirlandes avec du papier couleur : le MAE (le Machine à Ecrire) ! C’était le papier couleur en ramettes que l’on nous donnait pour la fête. C’est une tradition qui se faisait déjà même du temps de mon père. Après, la mise en place se faisait dans les quartiers, mais on ne s’arrêtait pas dans les maisons. Le passage dans les maisons c’est plus récent. »

Une autre tradition qui se perd de nos jours et qui se pratique lors de fêtes, c’est le Tustet. Selon la monographie de Jojo Blanc, « le Tustet rythmait les préparatifs de la fête locale et se pratiquait surtout à cette époque-là. Il s’agit d’une bonne farce consistant à frapper la nuit à la porte d’une maison pour le seul plaisir d’éveiller les occupants, mais afin de ne pas être reconnus et d’éviter les réactions parfois peu cordiales de la victime, les acteurs opèrent à distance au moyen d’une longue ficelle. Celle-ci permet de mouvoir comme un heurtoir la pierre suspendue à la poignée de la porte de la maison que l’on veut « honorer ». Ainsi les soirs d’été résonnent des « tustets » - tam-tam annonciateurs de la Fête prochaine ! »

Mais cette tradition a tendance à disparaitre. La raison, c’est Jean Cazabet qui en parle : « avant, les bals s’arrêtaient à minuit, 1 heure et on faisait les tustets dans les intervalles de temps, après le bal jusqu’à 5 ou 6 heures du matin. Aujourd’hui les bals commencent à l’heure où nous, nous partions…».

Et vous choisissiez les personnes chez qui aller ? « Oui, soit on allait chez des gens dont on savait qu’ils aimaient s’amuser, soit carrément chez ceux dont on savait qu’ils allaient réagir. Il y avait des maisons ou vivaient des célibataires, et ils n’appréciaient pas trop d’être dérangés. Une année les jeunes étaient arrivés à en faire sortir un. Il avait un fusil et avait tiré un pet en l’air, tout le monde courait pour s’échapper… 

Moi-même, dans les années 80, j’avais eu droit à ces tustets. Il y avait un groupe important de jeunes, dont Serge de Marsoulas. Et j’avais préparé un pisseur avec un jet d’eau, et lorsqu’ils sont arrivés dans la nuit, j’ai contourné la maison et je les ai poursuivi jusqu’à la route de Marsoulas en les arrosant ! Et pour Serge une autre fois, je savais qu’il allait venir, j’avais préparé un gros pétard et pendant qu’il attachait la ficelle, je lui ai lancé le pétard entre les jambes ! Il a cru qu’il était mort m’a-t-il dit! »

Article paru dans la Gazette du Comminges du 26 juillet 2017

Tag(s) : #Comminges, #Cassagne, #Canton de Salies

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