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Les Urauquoises 2018 -

Urauquoises, le festival rural aux multiples facettes

Une balade commentée du village avec Roselyne Artigues et suivie par les passionnés des Urauquoises. /  photo DDM. ZG
Une balade commentée du village avec Roselyne Artigues et suivie par les passionnés des Urauquoises. / photo DDM. ZG

Le festival des Urauquoises est terminé. La bulle de poésie, de musique, de sympathie s'est refermée jusqu'à l'année prochaine.

Les Urauquoises c'est autre chose… l'esprit de son créateur Bruno Wagner règne sur les animations, même si une nouvelle équipe s'est mise en place cette année.

En attendant 2019 il reste les ruelles et leurs maisons de pierre, avec ou sans génoises, comme l'expliquait Roselyne Artigues dans sa balade du samedi après-midi. Le soleil tapait fort mais Uralais,Commingeois et Couserannais étaient au rendez-vous. Cette année le thème était celui des sobriquets.

Ainsi chaque maison d'Urau était pourvue d'un sobriquet, attribut nécessaire lorsqu'on aura compris qu'en 1855 sur 138 électeurs, il y avait 53 noms patronymiques différents dont six d'entre eux occupaient une place prépondérante. Ainsi il y avait douze Bordes, douze Sauné, dix Fouert, sept Bec, sept Feuillerat et six Gouazé. Apparaîtront donc les sobriquets afin de les distinguer et certains sont encore utilisés aujourd'hui.

Roselyne Artigues, native du village, a entendu expliquer par parents et grands parents l'origine de ces sobriquets. C'est avec beaucoup d'humour, maniant le patois et le français, que de maisons en maisons elle dévoilera ces anecdotes.

Ainsi si en vous promenant vous passez rue Auguste Mounet, ce n'est nullement le prénom et le nom d'un monsieur Auguste Mounet : il s'agit de deux maisons de la rue, «chez Auguste» ou habitait Auguste Balagué et «chez Mounet» ou habitait un Raymond Sauné. Pourquoi Mounet ? Raymond a donné Ramounet, petit Raymond, et ensuite Mounet.

L'élision de la première syllabe revient souvent dans les sobriquets. Ainsi Bastian qui était Sébastien Sauné, est devenu Sebastian et enfin Bastian.

Au hasard des maisons c'est aussi un aperçu de la vie des gens au cours des deux derniers siècles qui se dessine. L'Américain se prénommait Jean avant de partir aux Amériques. Au retour on l'appellera l'Américain pour le distinguer de tous les Jean de la famille.

Roselyne Artigues a consigné ses souvenirs dans un livre : «Urau, deux siècles d'histoire», édité à compte d'auteur. On peut se le procurer auprès d'elle à Saint-Martin.

Tag(s) : #Comminges, #Canton de Salies, #Urau, #Musique et poésie, #Fêtes

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