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Diaporama (faire avancer avce les flèches)
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Diaporama (faire avancer avce les flèches)

Mohamed Guerbi, ému, devant le monument dédié aux harkis morts au service de la France./  Photos DDM, Z. G.
Mohamed Guerbi, ému, devant le monument dédié aux harkis morts au service de la France./ Photos DDM, Z. G.

«Je suis un arabe», déclare Mohamed Guerbi à l'entrée du cimetière ou va se dérouler l'hommage aux Harkis. «Vous êtes un Français et un Salisien avant tout», s'insurge avec véhémence et chaleur une dame à ses côtés. Le ton était donné de cette manifestation où se sont réunis, plus qu'à l'accoutumée, Salisiens, élus municipaux et départementaux, gendarmerie, porte-drapeaux, associations d'anciens combattants et amis de Mohamed Guerbi.

Est-ce le récent flash médiatique créé par l'annonce du gouvernement concernant le déblocage d'une enveloppe de 40 millions d'euros pour venir en aide aux enfants des combattants harkis ? Est-ce la prise de conscience par les habitants du village que ce monsieur discret qui se déplace sur son vélo dans la ville fait partie de ces personnes qui sont arrivées en France en 1962, à la fin des «évènements» d'Algérie dans des conditions très difficiles ?

Toujours est-il qu'à l'issue de la cérémonie, après que le maire Jean-Pierre Duprat ait lu le message de Geneviève Darrieussecq – secrétaire d'État auprès de la ministre des armées – rappelant qu'il y avait eu «défaillance de la France. Ils ont été reçus ici dans des conditions souvent très difficiles, qu'ils ont parfois eues à subir toute leur vie», après cette lecture, les manifestations de sympathie auprès de Mohamed Guerbi se sont faites plus nombreuses, accolades et poignées de mains.

Qu'en pense Mohamed des annonces gouvernementales ? : «c'est de la politique…» répond-il sereinement. «C'est bien que la France reconnaisse ses torts. Mais l'argent je l'ai gagné en travaillant depuis que je suis arrivé en France.»

Parti d'Algérie le 19 novembre 1962 avec sa femme Zearda et ses quatre enfants, il arrivera à Perpignan le 22 novembre. Il restera deux ans à Rivesaltes, au camp Joffre, camp dans lequel transiteront à peu près 20 000 personnes entre 1962 et 1964. Une opportunité de travail lui est proposée auprès de l'entreprise Comminges Bâtiments, d'abord en Ariège et ensuite à Salies-du-Salat ou il restera jusqu'en 1994.

Mohamed Guerbi est un habitant de Salies respecté par la population. Il n'en veut à personne : «c'était la guerre, c'était comme ça, il faut tourner la page.»

Tag(s) : #Comminges, #Canton de Salies, #Salies du Salat

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