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Montespan et le Poilu des Diables Bruns

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Des poilus qui seraient encore vivants pour raconter ce qu’ils ont vécu, il n’y en a plus. Alors on fait appel au « devoir de mémoire » en célébrant le centenaire de cette guerre, cette Grande Guerre, cette grande tuerie. Mais le 12 novembre que se passera t’il ? Cérémonies terminées, commémorations finies, attendrons nous le 200ème anniversaire pour accomplir le « devoir de mémoire » ?

Fort heureusement la jeune génération sait toujours rebondir. Comme Marion et Cédric, des habitants de Montespan, qui se sont réappropriés ces épisodes de l’histoire et en ont fait à la fois un travail et une occasion d’expliquer l’Histoire de façon à la fois ludique et rigoureuse aux générations futures.

« On fait partie d’une association « Les Diables Bruns »  qui organise des reconstitutions historiques. On représente le 15ème régiment d’infanterie pour la guerre de 14 et pour la guerre de 40. C’est le chiffre que l’on retrouve sur le col du pardessus du soldat. »

Ils ont apportés avec eux une exposition de leur collection personnelle, que l’on peut voir à la salle des fêtes de Montespan, en même temps que celle de l’Embûche présentée par Michel Bélis adjoint au maire.

Pour l’inauguration de cette exposition Madame le Maire Marie-Christine Llorens avait elle aussi passé une tenue d’époque, qui n’était pas celle de maire car, rappelons-le le droit de vote pour les femmes, et donc celui de se présenter à ce poste, n’a été accordé que le 21 avril 1944 ! Les conseiller.e.s départementaux Roselyne Artigues et Patrice Rivals ainsi que le maire de Figarol et la représentante de la Communauté de Communes Cagire Garonne Salat.

Quant au poilu montespanais il était tout à fait ressemblant, avec une barbe fournie et des vêtements dont l’explication de leur origine a son intérêt : « les vêtements sont de la refabrication sur mesure, avec du drap de laine de même grammage qu’à l’époque et de couleur Bleu Horizon. On a racheté des rouleaux de tissus. Cela vient de Pologne ou de Roumanie, ce sont les seuls qui fabriquent.

L’équipement d’origine : la plaque d’identité d’un poilu qui lui est rentré de la guerre. Il était natif de Lavaur. A partir de 1915, les soldats auront 2 plaques sur eux car la grande hantise des Poilus étaient de ne pas être retrouvés et identifiés.

Le fusil Lebel que j’ai est une épave de fusil retrouvée sur un champ de bataille et que l’on a réussi à nettoyer et restaurer. Le bois a été refabriqué mais on sait à partir des poinçons que c’est un fusil produit avant la 1ère guerre mondiale et la dernière fois où il est passé dans un arsenal pour maintenance c’était en 1915, après il a été perdu au cours des combats.

La baïonnette a été achetée dans des bourses de collectionneur La baïonnette c’est un pic qui est glissé le long du fusil. C’est très vicieux comme arme, elle occasionne une plaie en croix, sur laquelle les points de suture ne prennent pas. Et la déchirure de la chair a la forme d’un pétale de rose c’est pour ça qu’elle a été appelée Rosalie. En 1920 cette arme a été interdite par la Convention de Genève mais elle a encore été utilisée, un peu plus courte, pendant la guerre d’Algérie.

Il y a quelques mois de ça on a retrouvé dans une ferme le képi du 1er mort de la guerre. C’est le soldat Peugeot, il a été tué dans les premières heures d’août 14. Avec le nom et le numéro de matricule, cela a été expertisé et c’était bien le 1er mort de la guerre. »

Cette exposition sera ouverte au public et aux écoles jusqu’au 13 novembre inclus, l’après-midi de 14h à 17h.

A suivre.....

Tag(s) : #Guerres, #Comminges, #Canton de Salies

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