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Salies du Salat - Quand les résistants expliquent la guerre aux enfants
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Après les cérémonies du 75e anniversaire du massacre de Marsoulas, c’est au collège des Trois vallées que les Résistants ont porté leurs pas. Jean-Pierre Blanc, maire honoraire de Marsoulas, passeur de mémoire, avait convié deux Résistants commingeois Jean Baqué, président des Résistants du Comminges et Paul Mifsud des Évadés de France à une conférence initiée par le collège.
Les élèves de 3e avaient auparavant réalisé un travail de recherche sur la Résistance. Aussi les jeunes collégiens se sont-ils montrés très intéressés par les récits des deux Résistants et les ont questionnés sur le « Pourquoi rejoindre la Résistance ? ».
« Je suis né en 1921, explique Jean Baqué, et les combattants de 14-18, quand ils se réunissaient, ils parlaient de la guerre et des Allemands. Ils étaient tous contre les Allemands. J’avais six ans et j’entendais ça en permanence. Mon oncle avait été tué aussi pendant la guerre et ma grand-mère était morte de chagrin. Alors j’avais décidé que quand je pourrais me battre contre les Allemands, je le ferai. Voilà pourquoi je me suis engagé. Et j’ai retrouvé d’autres jeunes qui avaient les mêmes raisons que moi. »    Z.G.

Gazette du Comminges du 12.06.2019

Il déplie sa carte Michelin n°82 Pau-Toulouse devant les élèves du collège des Trois Vallées à Salies du Salat et tous les auditeurs présents restent suspendus à ses lèvres.

On est le 21 décembre 43. Jean Baqué, résistant, vient de s'évader du siège de la Gestapo à Tarbes. Il est blessé, il a 23 ans, il s'est réfugié chez des amis et il veut rentrer chez lui à Larcan, au nord de Saint-Gaudens. Les amis le soignent, un médecin lui retire la balle qu'il avait récolté suite aux coups de feu essuyés pendant son évasion. Il passe quelques jours de convalescence à Vic Bigorre et il part en vélo jusqu'à Larcan: "j'ai mis toute la journée. Les amis m'avaient acheté une carte Michelin, j'ai fait un itinéraire sans passer par des villages pour ne pas me faire repérer par les allemands: 100kms. J'y ai mis toute la journée en coupant le plateau de Lannemezan!"

Des récits comme celui-ci Jean Baqué en a des tas. Aujourd'hui il a 98 ans. A l'annonce de son âge, des "Ah!" d'admiration, des applaudissements ont traversé le public. Auparavant, pendant plus d'une demi-heure, ce résistant de la première heure, "je suis rentré en résistance à 18 ans, en 39", expliquera en quoi consistaient les actes que lui-même et ses amis maquisards, perpétraient pendant toute cette guerre.

Non dénué d'humour il va faire le récit de sa capture par les allemands: "je circulais avec ma carte d'identité normale, je n'étais peut-être pas assez méfiant. Jusqu'au jour où la Gestapo et la Milice découvrirent mon existence. Je fus arrêté le 15 décembre 1943 en fin de journée. J'avais 22 ans. Ils m'ont interné en cellule au quartier Soult (à Tarbes) occupé militairement. J'étais considéré comme terroriste. J’ai été arrêté un jeudi soir, ils m'ont mis les menottes. Le vendredi après-midi on est venu me chercher et on m'a amené à l'hôtel Family qui était le siège de la Gestapo, à côté de la gare." Malgré quelques appréhensions sur son sort, "des coups de crosse dans le dos. Ils n'avaient pas le droit! mais je ne pouvais pas leur dire...", rien ne se passe. Et c'est là qu'il pense évidemment à s'évader. Un plan qu'il mettra à exécution le mercredi 21 en faussant compagnie à la sentinelle SS présente.

Z.G.

Tag(s) : #La Resistance et les Villes Médaillées, #Marsoulas, #Education, #Jeunesse, #Guerres
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