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Grand-père
 

Grand-père suivait en chantant
La route qui mène à cent ans.
La mort lui fit, au coin d'un bois,
L' coup du pèr' François.
L'avait donné de son vivant
Tant de bonheur à ses enfants
Qu'on fit, pour lui en savoir gré,
Tout pour l'enterrer.

Et l'on courut à toutes jam-
-Bes quérir une bière, mais...
Comme on était légers d'argent,
Le marchand nous reçut à bras fermés.

"Chez l'épicier, pas d'argent, pas d'épices,
Chez la belle Suzon, pas d'argent, pas de cuisse...
Les morts de basse conditions
C'est pas de ma juridiction."

Or, j'avais hérité d' grand-père
Un' pair' de bott's pointu's.
S'il y a des coups d' pied que'que part qui s' perdent,
C'lui-là toucha son but.

C'est depuis ce temps-là que le bon apôtre (bis)
Ah ! c'est pas joli...
Ah ! c'est pas poli...
A un' fess' qui dit merde à l'autre.

Bon papa,
Ne t'en fais pas
Nous en viendrons
A bout de tous ces empêcheurs d'enterrer en rond.

Le mieux à faire et le plus court,
Pour qu' l'enterrement suivît son cours,
Fut de borner nos prétentions
A un' bièr' d'occasion.
Contre un pot de miel on acquit
Les quatre planches d'un mort qui
Rêvait d'offrir quelques douceurs
A une âme soeur.

Et l'on courut à toutes jam-
-Bes quérir un corbillard, mais...
Comme on était légers d'argent,
Le marchand nous reçut à bras fermés.

"Chez l'épicier, pas d'argent, pas d'épices,
Chez la belle Suzon, pas d'argent, pas de cuisse...
Les morts de basse condition,
C'est pas de ma juridiction."

Ma bott' partit, mais je m' refuse
De dit' vers quel endroit,
Ça rendrait les dames confuses
Et je n'en ai pas le droit.

C'est depuis ce temps-là que le bon apôtre (bis)
Ah ! c'est pas joli...
Ah ! c'est pas poli...
A un' fess' qui dit merde à l'autre.

Bon papa,
Ne t'en fais pas
Nous en viendrons
A bout de tous ces empêcheurs d'enterrer en rond.

Le mieux à faire et le plus court,
Pour qu' l'enterrement suivît son cours,
Fut de porter sur notre dos
L' funèbre fardeau.
S'il eût pu revivre un instant,
Grand-père aurait été content
D'aller à sa dernier' demeur'
Comme un empereur.
Et l'on courut à toutes jam-
-Bes quérir un goupillon, mais...
Comme on était légers d'argent,
Le marchand nous reçut à bras fermés.

"Chez l'épicier, pas d'argent, pas d'épices,
Chez la belle Suzon, pas d'argent, pas de cuisse...
Les morts de basse condition,
C'est pas de ma bénédiction."

Avant même que le vicaire
Ait pu lâcher un cri,
J' lui bottai l' cul au nom du Pèr',
Du Fils et du Saint-Esprit.

C'est depuis ce temps-là que le bon apôtre (bis)
Ah ! c'est pas joli...
Ah ! c'est pas poli...
A un' fess' qui dit merde à l'autre.

Bon papa,
Ne t'en fais pas
Nous en viendrons
A bout de tous ces empêcheurs d'enterrer en rond. (bis)

Quand les cons sont braves
 

Sans être tout à fait un imbécile fini,
Je n'ai rien du penseur, du phénix, du génie.
Mais je n' suis pas le mauvais bougre et j'ai bon cœur,
Et ça compense à la rigueur.

Refrain
Quand les cons sont braves
Comme moi,
Comme toi,
Comme nous,
Comme vous,
Ce n'est pas très grave.
Qu'ils commettant,
Se permettent
Des bêtises,
Des sottises,
Qu'ils déraisonnent,
Ils n'emmerdent personne.
Par malheur sur terre
Les trois quarts
Des tocards
Sont des gens
Très méchants,
Des crétins sectaires.
Ils s'agitant,
Ils s'excit'nt,
Ils s'emploient,
Ils déploient
Leur zèle à la ronde,
Ils emmerdent tout l' monde.

Si le sieur X était un lampiste ordinaire,
Il vivrait sans histoir's avec ses congénères.
Mais hélas ! il est chef de parti, l'animal :
Quand il débloque, ça fait mal !
(Au Refrain)

Si le sieur Z était un jobastre sans grade,
Il laisserait en paix ses pauvres camarades.
Mais il est général, va-t-en-guerr', matamore.
Dès qu'il s'en mêle, on compt' les morts.
(Au Refrain)

Mon Dieu, pardonnez-moi si mon propos vous fâche
En mettant les connards dedans des peaux de vaches,
En mélangeant les genr's, vous avez fait d' la terre
Ce qu'elle est : une pétaudière !
(Au Refrain)

Tag(s) : #Musique et poésie

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