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Si le confinement a été, dans l'ensemble, positif pour l'environnement, certains alertent sur les risques du déconfinement, en particulier pour la faune dans les espaces naturels. Reportage vidéo auprès des gardes du littoral dans l'Hérault.

Réouverture des plages, des forêts et des espaces naturels : depuis quelques jours, les Français peuvent à nouveau profiter de ces espaces. Mais ce déconfinement, tant attendu, inquiète les associations environnementales et les gestionnaires de ces espaces. L'Office national des forêts (ONF), gestionnaire des forêts publiques, appelle chacun au respect des bonnes pratiques, que ce soit pour éviter la propagation du coronavirus ou pour protéger la nature et l'équilibre des écosystèmes.

Pour préparer l'accès aux plages, le préfet du Finistère a demandé aux agents de l'Office français de la biodiversité (OFB) du parc naturel marin d‘Iroise, de recenser les sites sensibles. Il s'agit en particulier de nouvelles zones de nidification d'oiseaux marins ou de limicoles côtiers. En effet, le printemps marque le début de la période de nidification pour ces espèces qui nichent souvent à même le sol. « Après plusieurs semaines de confinement, la levée progressive des contraintes peut comporter certains risques pour la nature. Elle intervient en effet au cœur de la période de reproduction de la plupart des espèces, et en particulier des oiseaux. Le risque est d'autant plus élevé que, profitant de la tranquillité liée au confinement, certains animaux ont réinvesti des lieux provisoirement délaissés par l'homme », explique l'OFB.

Dans l'Hérault, le Conservatoire d'espaces naturels (CEN) d'Occitanie, une association de protection de l'environnement qui gère notamment des zones appartenant au Conservatoire du Littoral, est également sur le front.

Les gardes du littoral préparent le retour des promeneurs

Bertrand Gubert, garde du littoral, intervient sur l'étang de Vi, un étang séparé de la mer Méditerranée par un fin cordon dunaire. Il est accompagné de Laurie Pescayre, elle aussi, garde du littoral, mais pour le compte de Sète Agglopôle Méditerranée, qui gère conjointement cette zone. Leur mission du jour : la surveillance de la règlementation. Certaines zones sont interdites, comme les plages (peu à peu réouvertes au public), d'autres sont accessibles mais dans certaines conditions, pour préserver au mieux la biodiversité.

Ils en profitent, notamment avec leurs jumelles et longue vue, pour observer de loin les espèces d'oiseaux, nombreuses dans les parages. On y trouve des sternes nicheuses (naine, caugek, pierregarin), une importante colonie de goélands railleurs, canards, flamands, et des animaux plus rares comme le bécasseau maubèche ou la sterne caspienne. Comme l'explique Bertrand Gubert dans la vidéo, le confinement a permis aux espèces animales d'être plus apaisées, mais aussi, peut-être, plus imprudentes quant à l'emplacement de leurs habitats. Certains oiseaux auraient niché sur des espaces habituellement occupés par les humains, comme le haut des plages. Le déconfinement représente donc un véritable danger, d'autant que certaines espèces sont peu visibles, le risque de piétinement étant alors important.

Tag(s) : #Environnement

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