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Cassagne. Opération tonte des brebis aux Bessous

Publié le , mis à jour

Les jeunes étaient bien présents ce samedi à la bergerie des Bessous à Cassagne. Début des hostilités fixé à 9 heures Les protagonistes : les 496 brebis autour desquelles s’empressent rabatteurs, tondeurs et ramasseurs de laine. La semaine précédente 130 brebis avaient déjà été tondues.

Le troupeau appartient au GAEC des Bessous et tous les ans au mois de juin, c’est le même rituel : "quatre tondeurs, deux attrapeurs par tondeur", explique Yannick Cazenave. "Il faut deux minutes par brebis. Le temps de l’attraper, de la tondre et ensuite il y a les jeunes qui mettent la laine dans les sacs. Les jeunes viennent tout le temps, pour nous aider, ensuite on mange ensemble !"

"La laine part à la coopérative, une filière de Val de Gascogne", poursuit son frère Stephane. "Ensuite direction l’Italie ou l’Asie, elle va servir à l’isolation, entre autres".

Le tondeur "Fanou", Jean-François, regrette que la filière laine ne soit pas plus importante en France : "ça fait 28 ans que je tonds, je vais aussi dans les estives dans les Pyrénées, chez les éleveurs. Aujourd’hui il n’y a plus de filatures en France. Avant ça partait sur Mazamet. Cette laine ici n’est pas de très bonne qualité, elle vient de moutons de Lacaune, mais elle était utilisée pour les matelas, les chaussettes… Il y avait des ramasseurs de laine il y a encore 15 ans. Mais là ça fait des années que 80 % de la laine brute des moutons français partent vers l’Asie pour être traitée. Il faudrait que les gens portent plus de laine pour que la filière reparte".

Les maisons de mode françaises qui travaillent la laine l’importent principalement d’Australie et de Nouvelle-Zélande. "Le gros marasme c’est quand ils ont coulé le Rainbow Warrior de Greenpeace. La France a négocié de racheter sans taxes des moutons et de faire rentrer la laine de Nouvelle-Zélande et d’Australie. Le prix de la laine a chuté tout de suite", explique Fanou.

La tonte des brebis est indispensable pour leur bien-être, mais le coût de valorisation de la laine brute, non lavée est devenue très chère. Pour exemple, le prix de vente de la laine brute, était en 2019 entre 20 et 30 centimes le kilo, ce qui ne permet même pas de financer la tonte.

Z.G.

Tag(s) : #Cassagne, #Agriculture, #Comminges, #3CGS

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