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Edmond Grethen, inspecteur en chef de la garde Indochinoise
© Musée de l'Ordre de la Libération

A la suite de l’armistice franco-allemand, le Japon profite de la défaite française pour attaquer l’Indochine française le 22 septembre 1940. Les troupes japonaises, après accord avec  le gouvernement du maréchal Pétain, occupent l’ensemble de l’Indochine, en échange de la reconnaissance de la souveraineté française sur ce territoire.

L’amiral Decoux, nommé gouverneur général en remplacement du général Catroux qui a choisi de rejoindre la Grande-Bretagne, applique la législation vichyste et pourchasse les dissidents. En Indochine, dans des conditions difficiles, une résistance protéiforme se développe au service des Alliés et de la France libre.

Le 9 mars 1945, l’armée japonaise prend de force le contrôle direct de l’Indochine et y exerce une répression sanguinaire (environ 3 000 français, militaires et civils, sont massacrés en moins de 48 h) qui se poursuit jusqu’à la capitulation du Japon.

La Résistance en Indochine, fort mal connue avant la capitulation du Japon en septembre 1945, fut ainsi peu récompensée jusqu’à la forclusion de l’attribution de la médaille de la Résistance française le 1er avril  1947. C’est pourquoi, l’attribution pour l’Indochine fut prolongée exceptionnellement jusqu’au 31 décembre 1947. Le 30 décembre 1947 un décret attribue ainsi 457 médailles de la Résistance française au titre de l’Indochine.

Parmi les récipiendaires, le général Alessandri qui, avec la « Colonne Alessandri » après le coup de force du 9 mars 1945, parvint à gagner la Chine depuis le Tonkin à l’issue d’une marche périlleuse de plus de mille kilomètres à travers la jungle ; le chef de bataillon Marcel Levain, chef du réseau de Résistance Maupin-Levain ;  le commandant Pierre Messmer Compagnon de la Libération ; ou encore Edmond Grethen, inspecteur en chef de la garde Indochinoise, fusillé le 16 mars 1945 par les Japonais à l’issue des combats qu’il a menés le 9 mars 1945, et inhumé dans la crypte du Mont Valérien.

Rappelons également que trois Compagnons de la Libération (Jean d’HersRené Nicolau et Charles Le Cocq) furent tués par les Japonais au moment du coup de force de mars 1945.

Tag(s) : #Guerres, #Résistance
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