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Des habitants de Labarthe-sur-Lèze sont parvenus à faire reculer un promoteur qui souhaitait construire 17 maisons sur ce terrain.
  • Des habitants de Labarthe-sur-Lèze sont parvenus à faire reculer un promoteur qui souhaitait construire 17 maisons sur ce terrain. DR
Publié le 

l'essentielPlusieurs associations organisent une journée de sensibilisation à la protection des arbres ce dimanche 14 février. Des spécialistes et des militants seront en visioconférence depuis la Ville rose.

Plusieurs associations environnementales organisent une journée sur le thème de la protection des arbres et des forêts ce dimanche 14 février. Outre une mobilisation le matin place du Capitole (lire ci-dessous), les Toulousains (et pas seulement) sont invités à visionner une série d’interventions en visioconférence. À partir de 15h30.

 

Plusieurs militants engagés seront présents à la MJC Roguet pour évoquer leurs combats, et la place particulière des arbres et des forêts en France et en Haute-Garonne. « Nous nous sommes rendu compte que beaucoup d’idées fausses circulaient sur les arbres, nous avons donc décidé d’organiser des conférences sur le sujet », explique Philippe Deregnaucour, membre de Greenpeace Toulouse.

Parmi les personnes qui seront présentes ce dimanche, on peut citer Francis Hallé, le célèbre botaniste qui souhaite créer une forêt primaire en Europe, ou encore Thomas Brail. Originaire du Tarn, l’homme se rend partout en France et grimpe dans les arbres menacés pour faire respecter la loi.

 

"Je vais montrer que nous, les citoyens, nous pouvons faire évoluer les projets"

Du côté de la Haute-Garonne, Justine de Lagausie, habitante de Labarthe-sur-Lèze et militante au sein de Greepeace, évoquera le combat qu’elle a mené avec ses voisins ces six derniers mois pour protéger des arbres situés dans son quartier. « Un promoteur immobilier a acheté un terrain qui abrite des arbres magnifiques, qui pour beaucoup ont plus de 50 ans, et qui ont été entretenus par un passionné pendant des décennies, 70 % de ces arbres devaient être abattus. Nous avons donc créé un collectif pour les protéger et pour sauvegarder la biodiversité », explique la jeune femme.

Après moult discussions, le promoteur a finalement accepté de construire dix habitations contre dix-sept auparavant. « Nous sommes contents d’avoir fait reculer un promoteur, ce n’est jamais facile. Dimanche, je vais montrer que nous, les citoyens, nous pouvons faire évoluer les projets », se réjouit Justine.

Des vieux arbres très utiles

Comme Philippe, la Haut-Garonnaise déplore une politique « schizophrène », notamment de la part des élus. « On passe notre temps à couper les vieux arbres et à en planter de petits, mais c’est une catastrophe pour la biodiversité. Plus l’arbre est grand, plus il purifie l’air, il lutte aussi contre l’érosion, purifie l’eau, forme des barrières anti-vent, et abrite une biodiversité beaucoup plus importante qu’un petit arbre. N’oublions pas non plus qu’il influence le moral des gens ! »

Les organisateurs rappellent aussi qu’il est préférable de ne pas « toucher les arbres ». « Il faut laisser les branches mortes, cela amène beaucoup de biodiversité, l’arbre s’en sert lorsqu’il est malade », souligne Jeanine Cransac de l’association Arbres et paysages d’Autan.

Le site pour suivre les conférences

Déguisés en arbre pour un « die-in » place du Capitole

La journée sur la protection des arbres et des forêts qui se déroulera ce dimanche débutera à 11 heures, place du Capitole, par un « die-in » : les contestataires sont invités venir déguisés en arbre et à se coucher pour « simuler la mort des arbres ».
Objectif principal: protester contre l’installation d’une grande scierie du groupe italien Florian au pied des Pyrénées. Cela fait des semaines que ce projet qui devrait voir le jour à Lannemezan, dans les Hautes-Pyrénées, fait débat. La scierie italienne souhaite transformer 50 000 m3 de hêtres de haute qualité par an en bois d’œuvre. Plusieurs associations, et notamment le collectif SOSForêt Pyrénées, craignent « une dégradation importante du patrimoine des hêtraies pyrénéennes, avec de très fortes conséquences sur la biodiversité ». « Ce projet touchera l’ensemble des forêts des Pyrénées, y compris les forêts de Haute-Garonne et celles du Massif central puisqu’il n’y a pas assez de vieux hêtres dans les Hautes-Pyrénées », assure Philippe Deregnaucour, membre de l’équipe Greepeace Toulouse.

 

Julie Philippe
Tag(s) : #Haute-Garonne, #Environnement, #Ecologie
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