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Troupeau de brebis en val d’Azun dans les Pyrénées.
  • Troupeau de brebis en val d’Azun dans les Pyrénées. Photo DR L. C.

Publié le  , mis à jour 

Lors de la dernière assemblée générale de la Confédération Paysanne de la Haute-Garonne, tenue à Izaut-de-l’Hôtel, un des sujets abordés a été celui du pastoralisme sur le territoire. Un sujet qui flirte souvent avec les problématiques soulevées par les prédations de l’ours.

 

Cédric Sagué et Francis Clouzet, agriculteurs, ont fait un point rappelant que pastoralisme ne signifie pas uniquement élevage mais aussi maintien et entretien des paysages, des chemins, d’une structure sociale. La prévention des incendies dans des zones difficilement accessibles passe par une présence humaine et le pâturage de ces territoires par les animaux contribue également à diminuer les risques de départ de feu.

David Gardelle, directeur du CFPPA (Centre de Formation Professionnelle et de Promotion Agricole) Ariège-Comminges a présenté une des formations délivrées par le centre, celle des berger(e) s et des vacher(e) s, métiers indispensables dans les estives.

 

"Il s’agit aujourd’hui d’un BPA TPA (brevet professionnel agricole, travaux de production agricole option bergers, vachers.)" explique-t-il. "Le métier de berger ou vacher est en pleine transformation, d’autant plus qu’il faut tenir compte que certaines différences s’exercent entre une estive "prédatée" (par l’ours) et une estive non-prédatée ; les problèmes ne sont pas les mêmes, ni le même stress."

Les personnes doivent être formées pour s’adapter à des conditions de travail qui ont évolué : "il y a des journées à rallonge, des kilomètres à parcourir et parfois un certain désarroi par rapport à ces conditions", poursuit David Gardelle. "Le berger a en charge un capital majeur et a une lourde responsabilité sur les épaules. De plus, il doit répondre aux exigences des éleveurs. L’objectif étant de faire redescendre des bêtes à la fin de l’été, plus jolies que quand elles sont montées, ou au moins au même stade."

Comment faire pour accueillir un berger stagiaire ? Il faut déjà avoir un berger ou un vacher sur place, avec 3 ans d’expérience minimum dont deux ans sur la même estive. Chaque année la formation accueille huit stagiaires qui, à l’issue de celle-ci, trouvent tous un emploi.

Z.G
Tag(s) : #Agriculture, #3CGS, #Comminges, #Pyrénées
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