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Parmi les candidats à l'appel à projets « Écosystèmes territoriaux d'hydrogène » de l'Ademe, sept viennent d'être pré-sélectionnés. Ils s'organisent autour de sites de production, distribution et consommation pour créer à la fois l'offre et la demande.

Hydrogène : les sept premiers « écosystèmes territoriaux » sont sélectionnés

Dans le cadre de la stratégie nationale hydrogène lancée en septembre 2020, l'Ademe a sélectionné sept premiers « écosystèmes territoriaux » pour les aider à voir le jour :  AUXR_HUBH2, Cannes Lérins H2, DBeaut'Hy Truck, H2 Loire Vallée, H2 NFC, RVH2 et VHyGO. Cette première vague de sélection de l'appel à projets du même nom va mobiliser une aide financière de 45 millions d'euros, sur une enveloppe totale de 275 M€ prévue sur la période 2021-2023. Ces projets sont en cours d'instruction approfondie et seront contractualisés dans les mois à venir. Ils viennent compléter les 19 projets déjà appuyés par l'Ademe depuis 2018 via de précédents appels à projets (écosystème mobilité).

 

   
Carte des 19 écosystèmes déjà en déploiement, auxquels pourront venir s'ajouter les 7 projets présélectionnés© Ministère de la Transition écologique
 
   

 

Exemple du projet Vhygo

L'Ademe a par exemple sélectionné la première phase du projet Vhygo qui regroupe 10 partenaires dans les régions du grand ouest, coordonnés par l'entreprise Lhyfe. « L'objectif principal de VHyGO est la démocratisation de l'hydrogène renouvelable, expliquent les acteurs. Pour cela, le consortium propose aux territoires une stratégie pour faire baisser le coût de l'hydrogène par de plus grands sites de production mutualisés, rendre l'hydrogène disponible partout et pour tous ce qui implique de pouvoir livrer l'hydrogène et de disposer de stations-services et faire baisser le coût des véhicules en groupant les commandes.»

La première phase du projet VHyGO prévoit par conséquent la création de trois nouveaux sites de production d'hydrogène vert par électrolyse. Cette production semi-centralisée d'une capacité de 3,5 MW sera répartie entre les trois régions du projet : Brest (1,5 MW), Saint-Nazaire (1,5 MW) et Dieppe (0,5 MW). Trois nouvelles stations de distribution verront aussi le jour. D'une capacité initiale de 1 900 kg/jour au total, elles seront modulables pour accompagner la montée en charge prévue tout au long des différentes phases du projet. Pour la partie « consommateur », le projet mise sur une flotte de véhicules : 23 bus de 12 mètres, sept bennes à ordures ménagère, un poids-Lourd en rétrofit, 10 véhicules utilitaires légers et 30 bus de 18 mètres. Ces usages seront répartis entre Brest Métropole, la Carene Saint-Nazaire Agglomération et l'agglomération Dieppe Maritime.

Exemple du projet Rouen Vallée Hydrogène (RVH2)

Porté par le groupe Valorem et la métropole Rouen Normandie, ce projet vise à développer une première unité de production d'hydrogène vert. Ce projet comprend ainsi l'installation de deux infrastructures complémentaires : un parc photovoltaïque d'au moins 7 MWc dont l'électricité verte produite viendra alimenter un électrolyseur à hydrogène d'une puissance installée de 1 MW. L'hydrogène produit sera alors compressé et stocké pour alimenter une station de distribution.

Depuis 2017, la métropole possède une station de recharge d'hydrogène pour véhicules légers installée grâce aux projets EAS-HyMob qui alimente une dizaine de Kangoo ZE H2. Cette fois, la nouvelle station alimentera une flotte de 11 bus exploités par Transdev Rouen dont la livraison est prévue pour mi-2022. La métropole souhaite tester la solution hydrogène sur les lignes de bus trop longues pour être exploitées avec des bus électriques. « Le fonctionnement en circuit court correspond bien au caractère territorial et décentralisateur de la transition énergétique » précise Philippe Etur, directeur général adjoint du groupe Valorem.

Au-delà de la flotte de véhicules, la métropole investira prochainement aux côtés de Valorem dans la création de la centrale photovoltaïque et la fabrication de l'électrolyseur via un outil d'investissement de format société d'économie mixte (Sem) locale. Valorem aura lui à charge la conception, le développement, le co-financement et l'exploitation-maintenance de ces infrastructures.

Tag(s) : #Environnement, #Energie
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