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Développement durable | 28.07.21

 

Le déréglement climatique et les phénomènes météorologiques extrêmes se confirment d'année en année. Pour aider les villes à faire face aux canicules et aux inondations, l'Observatoire des Villes Vertes rappelle le rôle clef de la végétalisation, de plus en plus plébiscitée par les citadins et mise en œuvre par les collectivités.

Dans le contexte estival, et alors que les épisodes climatiques extrêmes se multiplient en Europe (indondations, canicules...), l'Observatoire des Villes Vertes revient sur le rôle de la végétalisation pour lutter contre les îlots de chaleur urbains et les inondations.

 

Dans les villes, les sols bétonnés sont rendus imperméables et les matériaux urbains absorbent le rayonnement solaire et concentrent la chaleur. De fait, en centre-ville, les températures peuvent être 4 à 12 °C supérieures par rapport à la périphérie et aux campagnes. Les citadins recourent donc parfois à la climatisation, qui réchauffe à son tour l'air extérieur, entraînant ainsi un cercle vicieux.

 

Pour lutter contre ce phénomène de concentration de la chaleur, les espaces verts permettent d'abaisser les températures au cœur des villes, et de limiter les besoins en climatisation dans les bâtiments proches.

 

En cas de fortes pluies, ils font par ailleurs office de filtres naturels pour la régulation des eaux pluviales, permettant ainsi de limiter le risque d'inondations. L'Observatoire des Villes Vertes rappelle notamment qu'une simple pelouse présente, en cas de pluie, un taux de ruissellement de 0,05 % à 0,2 %, contre 0,95 % pour un trottoir.

 

Des villes qui prennent conscience de l'importance du végétal

 

Dans ce contexte, les conseils municipaux prennent progressivement conscience des bénéfices de la végétalisation, et développent de plus en plus de projets. C'est notamment le cas de la ville de Paris, qui a lancé l'initiative des « cours Oasis », pensées comme des îlots de fraîcheur, non seulement à l'échelle d'une école, mais aussi plus largement d'un quartier.

 

Autre pratique de plus en plus courante : laisser place à une végétalisation spontanée en ville, la laissant croître sans intervention humaine ni pesticides, favorisant dans le même temps la biodiversité.

 

Des Français qui plébiscitent les espaces verts

 

Pourtant, selon une récente étude de l'Unep et de l'Ifop, seul 1,3 % du budget des villes est consacré aux espaces verts, et les Français sont encore en manque de verdure. Ils sont 8 sur 10 à estimer qu'il n'y a pas assez de végétal dans les centres-villes. Et leur attachement aux espaces verts s'est d'autant plus révélé avec la crise sanitaire. 69 % des personnes interrogées ont en effet déclaré que les espaces verts publics leur avaient manqué durant le confinement.

 

Ainsi, les Français attendent des élus locaux qu'ils mettent l'accent sur la végétalisation, pour le bénéfice de tous.

 

Claire Lemonnier

Tag(s) : #Environnement
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