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En écho de l'article paru dans La Dépêche du 26 mai dernier (60 % des abeilles mourront à cause des pesticides) une incursion sur le marché de Salies ce lundi a permis de rencontrer deux apiculteurs naturellement sensibilisés par la disparition inquiétante des abeilles: François Sarrere de Laffite Toupière, actuellement en retraite et Alexandre Lidtke, producteur de miel à Figarol.

- Actuellement un des insecticides mis en cause sur la mortalité des abeilles est le Cruiser. Quel est votre opinion?

Il est difficile d'établir toutes les causes de disparition des abeilles. Le Cruiser dérègle le système de lcalisation des abeilles et provoque leur mort. Elles ne reviennent pas à leur ruche et donc on ne peut pas constater leur mortalité "de visu", contrairement par exemple à un empoisonnement où là elles meurent sur place. Nous nous retrouvons en fait avec des ruches vides.

- Dans le Comminges, beaucoup de cultures nécessitent l'emploi de ce pesticide?

Le colza fait partie de ces cultures. La saison se termine pour ce végétal, mais en juillet-août, les abeilles vont récolter le pollen sur le maïs, lui aussi traité aux pesticides. Ce pollen est mis en réserve dans la ruche jusqu'au printemps, et il va servir à nourrir les futures larves. Et c'est là que l'on peut constater l'empoisonnement dû à ce pollen toxique.

- Quelles mesures avez-vous adopté pour sauvegarder vos ruches?

- Depuis 3 ans je n'emmène plus mes ruches sur les cultures de plaine. Je les entrepose en montagne, en altitude, au-delà de 1000 mètres, là ou les prairies ne sont pas traitées.

- Que préconisez-vous pour aider à la repopulation des abeilles?

- Beaucoup de clients me demandent comment faire pour venir en aide à ces insectes. Je leur conseille de construire ou d'acheter deux ruches! c'est le meilleur moyen de contribuer à leur développement.

Renseignements: les Ruchers d'Ursus 05.61.98.25.09 et Union Pyrénées Miel à Genos 05.61.79.63.39.

Les apiculteurs ont prévu d'aller manifester mercredi devant la préfecture de Haute-Garonne. Depuis le 3 mai et jusqu'au 4 juin une consultation du public est engagée. Des registres sont à la disposition des habitants en préfecture: www.haute-garonne.gouv.fr

 

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Publié le 26/05/2012 07:42 | Sylvie Roux

nature

La Haute-Garonne compte quelque 900 apiculteurs dont 90 professionnels. / Photo DDM, archives
La Haute-Garonne compte quelque 900 apiculteurs dont 90 professionnels. / Photo DDM, archives
La Haute-Garonne compte quelque 900 apiculteurs dont 90 professionnels. / Photo DDM, archives

Les apiculteurs tirent la sonnette d'alarme. Cette année la mortalité des abeilles risque d'atteindre des records en Haute-Garonne, à cause des pesticides utilisés dans l'agriculture.

Les apiculteurs ont prévu d'aller manifester mercredi devant la préfecture de Haute-Garonne. Ils redoutent un épandage aérien massif d'insecticides cet été sur 3 500 hectares de maïs en Haute-Garonne (8 000 hectares en Midi-Pyrénées). « Ces épandages sont interdits par une directive européenne de 2009 et la loi grenelle II », rappelle Olivier Fernandez, président des Apiculteurs Midi-Pyrénées. « Mais les préfets sont autorisés à délivrer des dérogations aux sociétés et groupements agricoles qui souhaitent réaliser ce type de traitement ». La Direction départementale des territoires étudie actuellement cette demande de dérogation. Une consultation du public est en cours (lire ci-contre). Deux intérêts s'opposent. D'un côté les cultivateurs qui craignent de perdre 30 % de leur production à cause des insectes foreurs qui détruisent le maïs et développent des microtoxines qui peuvent être néfastes pour la santé. De l'autre les apiculteurs qui prévoient 60 % de mortalité dans les ruches. Ils défendent la cause des abeilles et des bourdons, insectes qui assurent de la pollinisation de la plupart des plantes, cultivées ou non, et donc des fruits et légumes essentiels dans notre alimentation. « Ces insecticides déversés de façon irresponsable détruisent les abeilles qui, si elles ne meurent pas dans les 5 ou 10 minutes, perdent leur capacité à s'orienter et n'arrivent plus à retrouver leur ruche » explique Olivier Fernandez. « Il existe des traitements alternatifs, mais bien souvent les coopératives ne les proposent pas aux cultivateurs ». L'abeille, qui a un autre prédateur, le frelon asiatique, est une espèce à protéger. « Elle fabrique la propolis dont les vertus médicinales sont reconnues », argumente l'apiculteur.

Bapt demande l'interdiction d'un insecticide.

Une démarche récente de Gérard Bapt, président du groupe santé environnementale dans l'Assemblée sortante, apporte de l'eau au moulin des apiculteurs. Le député PS vient d'adresser une lettre ouverte aux ministres Stéphane Le Foll (Agriculture) et Nicole Bricq (Écologie), demandant l'interdiction du Cruiser, un insecticide utilisé pour protéger le colza. « Des travaux scientifiques récents démontrent que ces substances chimiques de la famille des néonicotinoïdes seraient susceptibles d'effets chroniques importants sur les colonies d'abeilles, à des doses largement inférieures aux doses autorisées par la réglementation » indique Gérard Bapt. « En arrière-plan il y a la santé humaine. Il y a tout lieu de penser que ces insecticides sont des perturbateurs endocriniens, même à faible dose.


consultation publique sur les épandages aériens

79 communes du département sont concernées par les épandages aériens d'insecticides pour lesquels trois demandes de dérogation sont à l'étude à la préfecture. Ces demandes émanent de producteurs de maïs grain, semences et pop-corn (GPM, Maiz'Europ…) indique la Direction départementale des territoires. Depuis le 3 mai et jusqu'au 4 juin une consultation du public est engagée. Des registres sont à la disposition des habitants en préfecture. On peut aussi consulter le site de la préfecture. www.haute-garonne.gouv.fr

 

Ce n'est pas du Voltaire....ici> Tokyo - Lisbonne - Haiti - Lisbonne...

 

c'est juste quelques pensées qui s'envolent au vent chargé de pollen .... pour le moment.... (écrit le 16 mars 2011)


 

Un parfum de mimosa
qui flotte jusqu'à moi.
Et j'aurais pu sans voir
quitter en ce matin
le jardin printanier.
Les petites boules dorées
emplissent le bleu du ciel
les branches sous leur poids
plient et se balancent
Est ce un signal ? Un appel
tant qu'il est encore temps?
Car le temps bientôt va manquer...

Quelque part loin d'ici

dans ce ciel implacable
au pays du soleil
du beau soleil levant
le rouge a été mis
Rouge sang sur la terre répandue
Rouge feu comme ce cœur
qui se consume et nous brule
et éteint chaque flamme
de vie...

alors encore un jour

profiter des senteurs
profiter des couleurs
surveiller du coin de l'œil
l'abeille qui butine
elle qui prend son temps...

je l'observe patiemment

"vas y petit insecte
ramène encore un peu
de cet or vers ta ruche
avant que sur les fleurs
le poison s'insinue
ne vienne transformer
le nectar en venin..."


Cassagne-fleurs-03.11 7531

les boules emplies d'or
doucement se balancent
éphémères comme ces vies ...
Leur éclat illumine le ciel
mais demain... mais demain...

C'était hier qu'un volcan

obscurcissait le ciel
les cendres retombées
dispersaient sur la terre
un long voile d'oubli....

la terre s'est ouverte

la mer s'est engouffrée
et les hommes impuissants
mais toujours arrogants
assistent à ce naufrage

on invoque le Ciel

pour qu'il nous vienne en aide
je prie pour que l'abeille
finisse son labeur
avant la fin du jour...

 


 

Cassagne-fleurs-03.11 7529

Tag(s) : #le Japon et le nucléaire
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