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Saint-Gaudens
à 18h ce jeudi 8 janvier

place Nationale rassemblement

pour Charlie Hebdo

 

 

Samedi 10 janvier à 11h à Salies du Salat au Monument aux Morts pour la France

DSC02117a.jpgEcole primaire de Salies

 

et à 11h30 à Mazeres sur Salat

place de la Mairie

Rassemblement en hommage à Charlie Hebdo.

 

 

 


Une minute de silence sera respectée ce week-end, avant le coup d'envoi des matchs de la 16ème journée des championnats de Top 14 et de Pro D2, en hommage aux victimes de l'attentat qui a frappé l'hebdomadaire Charlie Hebdo.


Provale, le syndicat des joueurs professionnels, a annoncé ce vendredi que les joueurs de Top 14 et Pro D2 rendront hommage aux victimes de Charlie Hebdo en portant des tee-shirts où sera écrit dessus ''Nous sommes tous Charlie'' afin d'être ''tous unis pour dire notre colère et notre indignation''.

 


Charlie Hebdo: un mouvement solidaire à Tarbes jeudi

 

 

 

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Ils ont assassiné les hommes de plumes, de crayons et de gommes, de claviers, d'encre et de papier avec leurs armes automatiques.

 


Parce que j'écris de temps en temps mes colères et mes révoltes sur mes sites, des amis, ma famille m'ont demandé d'écrire, de réagir. Oui c'est le moins qu'on puisse faire.

 

Ils ont frappé le siège et la rédaction d'un journal, un journal contestataire, tuant ces icones qu'étaient pour nous ses dessinateurs, rédacteurs, journalistes. Notre patrimoine, nos racines, ma jeunesse.

 

Ils n'ont pas attaqué des lieux publics, une gendarmerie, une personnalité politique, sachant très bien ce qu'ils faisaient. Des écrivains, des hommes âgés... quelle gloire peuvent'ils en retirer? quelle gloire a t'on à tuer des innocents armés de stylos et de crayons? mettre le feu à ce racisme déjà exacerbé dans notre pays? lever le peuple contre ceux que je ne nommerais pas, car ce ne serait que trop d'honneur à leur faire ? oui faire un savant mélange, faire peur aux gens tout en ne s'en prenant pas aux institutions...

 

Les mots leur ont fait trop peur, la lâcheté était de mise, il leur a fallu les abattre, ignorant que de leurs dépouilles naitront des milliers de petits Cabus et Wolinski, qu'ils n'enfermeront pas dans leur prison la liberté de penser. Il y aura toujours des Cabus et des Wolinski, il y aura toujours des journaux qui dénonceront les injustices, les affronts, les ignominies, les atteintes aux libertés.... même si.... même si....

 

les hommes masqués et la plume...

 

les dessins contre les balles..... quel courage et quelle lâcheté...

 

ils ont tué une partie de notre jeunesse... mais ils ont ouvert les livres et les journaux à ceux , plus jeunes, qui ne savaient pas ce qu'était Charlie Hebdo, ni qui étaient Cabus (76 ans) et Wolinski (80 ans)... puissent ils plonger dans leurs écrits et leurs dessins et comprendre ce qu'ils représentaient et de quel prix ils ont payé leur liberté de pensée et la notre.

 

A qui profitent ces crimes? ne tirons pas des conclusions trop hatives... à qui profiteront ces crimes?

 

pour avoir pendant 30 ans milité à Amnesty International, je ne peux que re-transcrire ces mots de la Déclaration Universelle des droits de l'homme, Article 19:  « Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »

 


Alors on fait quoi? on prend le maquis? on rentre en Résistance? on ressort Combat de la clandestinité? ou on laisse faire? ...

 

Mail adressé aux jeunes animateurs en charge des gamins et ados:


"Je me suis toujours battue avec des mots, parce que déjà quand on est une femme on ne peut pas se battre autrement.
Eux c'était des hommes, ils les ont tué avec des armes automatiques, parce que les mots ils connaissent pas.
Je sais que souvent je vous ai emmerdé avec mes discours et mes revendications, vous disant qu'il fallait toujours aller jusqu'au bout de vos convictions, des idées que vous avez à défendre. Vous avez en charge des gamins et des ados. Il faut leur inculquer toutes ces valeurs de liberté d'expression, de démocratie, sans quoi un jour ce seront avec des armes automatiques que les fanatiques, les dictateurs de tout bord viendront leur imposer les leurs.
Si j'écris ça ce matin c'est que j'ai été profondément affectée par la tuerie perpétrée contre les dessinateurs et journalistes de Charlie Hebdo. C'étaient des amis, dont j'ai bien sûr les BD depuis des décennies. Ils ont accompagné par leur impertinence, leur combat pour la démocratie et la liberté toute ma jeunesse jusqu'à aujourd'hui.
On est tous des Charlie. humains et vulnérables, surtout sous les rafales d'armes automatiques.

Bien à vous

Zoé"

 

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Les Salisiens unis dans l'émotion

 

Publié le 09/01/2015 à 03:50

Salies-du-Salat (31)

 

Les anciens observent la minute de silence demandée par le maire Jean-Pierre Duprat./Photo DDM, Z.G

Les anciens observent la minute de silence demandée par le maire Jean-Pierre Duprat./Photo DDM, Z.G

En ce jeudi, à Salies du Salat, les consignes de recueillement et d'hommage en la mémoire des victimes de Charlie Hebdo, demandées par le chef de l'État, ont été appliquées à la lettre. Drapeaux en berne sur les établissements communaux, minute de silence observée dans les écoles, collège et bâtiments publics, sirène actionnée à midi afin que la population se recueille à l'unisson de tous les Français.

En même temps se déroulait à la salle socioculturelle la journée des Anciens qui réunissait 170 personnes. La minute de recueillement a été observée par tous.

Le maire Jean-Pierre Duprat a ensuite appelé la population à venir rendre hommage aux journalistes de Charlie Hebdo, samedi 10 janvier à 11 heures devant le monument aux Morts pour la France. Les corps constitués seront présents ainsi que les représentants des associations.

La Dépêche du Midi

 

 

Hommage et soutien à Charlie Hebdo au siège de La Dépêche du Midi

Publié le 08/01/2015 à 12:32

A la Une - Toulouse

Les salariés du siège de La Dépêche du Midi se sont rassemblés à midi./ Photo DDM, Michel Viala

Les salariés du siège de La Dépêche du Midi se sont rassemblés à midi./ Photo DDM, Michel Viala

A midi, en présence du PDG du Groupe Dépêche, Jean-Michel Baylet, les salariés du siège de La Dépêche du Midi se sont rassemblés en hommage aux victimes des attentats de Paris, hier, et en soutien au journal Charlie Hebdo.

SÉBASTIEN MARCELLE

 

Deuil national

"La France est aujourd'hui devant un choc", le choc "d'un attentat terroriste", a déclaré François Hollande. Dans une allocution solennelle, il a ensuite décrété une journée de deuil national jeudi, avec une minute de silence dans les services publics et les écoles à midi. La cathédrale Notre-Dame sonnera le glas au même moment. Les drapeaux seront en berne pendant trois jours.

"C'est la République toute entière qui a été agressée", a lancé le chef de l'Etat, "la République, c'est la liberté d'expression (...), la culture, la création, le pluralisme".

Charb, Wolinski, Cabu, Tignous et Honoré, figures historiques de "Charlie", connus pour leurs dessins irrévérencieux, ont été tués, ainsi que le chroniqueur Bernard Maris.


© 2015 AFP

 

 

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Emotion spontanée, à Toulouse, en France et dans le monde

Publié le 08/01/2015 à 06:57

Fusillade à Charlie Hebdo

15 000 à 20 000 personnes, hier à 18 heures place du Capitole à Toulouse. /DDM, Lucie Paimblanc

15 000 à 20 000 personnes, hier à 18 heures place du Capitole à Toulouse. /DDM, Lucie Paimblanc

Ce mercredi 7 janvier, les Toulousains ont uni leur cœur dans la douleur. À l'appel d'une seule personne sur les réseaux sociaux, la place du Capitole, à Toulouse, s'est noircie d'une foule accablée. Pas même le temps pour les vendeurs du marché de quitter les lieux à bord de leur camion : des arcades aux murs de la mairie, 20 000 personnes se sont rassemblées dès 18 heures. «Je suis frappé de voir autant de monde se rassembler ici en si peu de temps», confie un participant à cet hommage.

Les symboles étaient simples : un journal, un crayon et ces trois mots écrits blanc sur noir, «Je suis Charlie». Au regret de certaines personnes présentes sur place, aucun journaliste n'a pris la parole lors de cette communion populaire. Sous les drapeaux en berne, on n'entendait que les applaudissements nourris et les cris de la foule pour «Charlie ! Charlie !»

Il n'y avait pas d'âge, pas de religion, pas d'origine ni de classe sociale, hier soir, pour fouler les pavés lourdement silencieux de la place du Capitole.

À la lumière des téléphones portables pointés vers le ciel, les Toulousains ont exprimé leur émotion et leur refus de la barbarie.

Ils ne sont pas les seuls.

Partout dans le pays, des journalistes, des élus, un grand nombre d'anonymes se sont spontanément rassemblés. Dans la région, à Castres, Agen, Rodez, Carcassonne ou encore Cahors, des centaines de personnes se sont retrouvées pour se recueillir. Les places principales des grandes villes de l'Hexagone se sont peu à peu noircies de monde. Ils étaient entre 13 000 et 15 000 à Rennes, entre 10 000 et 15 000 à Lyon, 7 000 à Marseille et 5 000 à Nantes, Grenoble et Bordeaux, selon des chiffres de la police dans ces différentes villes. À Paris, 35 000 personnes se sont réunies place de la République, non loin du siège de la rédaction de Charlie Hebdo. Les manifestants, de tous âges, peinaient à accéder à la place, noire de monde, provoquant des mouvements de foule et la circulation était coupée. Dans la foule compacte, beaucoup arboraient un autocollant noir ou une pancarte «Je suis Charlie». Certains se sont recueillis, une bougie à la main. D'autres ont brandi des crayons, symbole de la liberté de la presse. D'abord silencieux, les manifestants ont ensuite applaudi et crié «Charlie, Charlie», «Charlie fraternité» ou «On n'a pas peur, Charlie !».

Parmi les pancartes, on pouvait voir «Charb mort libre», «Liberté d'expression, non à la connerie», «Balles tragiques à Charlie» ou encore «Des fusils contre des stylos».

Certains participants ont dit ne pas être des lecteurs réguliers du journal, mais jugé important de manifester pour défendre la liberté d'expression.

Au ministère de la Culture, c'est une soixantaine de personnes, en particulier des patrons de la presse écrite et audiovisuelle, qui se sont retrouvés autour de la ministre Fleur Pellerin pour exprimer leur solidarité après l'attentat contre Charlie Hebdo. Des syndicats de journalistes avaient également été invités au ministère où plusieurs panneaux «Nous sommes Charlie» avaient été installés.

«Todos somos Charlie !»

Si l'émotion en France est immense, elle l'est aussi à l'étranger. Les responsables politiques du monde entier ont manifesté leur indignation, mais parfois aussi la population.

Ainsi hier soir en Espagne, où personne n'a oublié les attentats islamistes de la gare madrilène d'Atocha en 2004, faisant 191 victimes. à Madrid, un millier de personnes se sont réunies devant l'ambassade de France pour exprimer leur soutien. L'initiative du média Contexto a été rapidement relayée par les réseaux sociaux. Les manifestants espagnols se sont recueillis pendant de longues minutes avant de scander les slogans : «Todos somos Charlie !» («Nous sommes tous Charlie !), ou encore «Sin periodismo, no hay libertad» («Sans journalisme, il n'y a pas de liberté»). Parmi les anonymes, on pouvait apercevoir José Luis Zapatero, ancien président du gouvernement espagnol ou l'actuel secrétaire général du PSOE, Pedro Sanchez : «Je veux envoyer un message de solidarité et de soutien au peuple français, qui a toujours été à l'avant-garde des libertés» a-t-il dit. D'autres manifestations ont eu lieu à Barcelone et Séville.

Des rassemblements similaires ont également eu lieu en Europe, notamment à Berlin, Bruxelles, Amsterdam ou Londres.

D'autres rassemblements sont d'ores et déjà prévus ce jeudi et durant le week-end. Une minute de silence sera observée aujourd'hui à midi, place du Capitole à Toulouse.

L.P.

 

 

 

(...)

Ce monde, ce théâtre et d'orgueil et d'erreur,
Est plein d'infortunés qui parlent de bonheur.
Tout se plaint, tout gémit en cherchant le bien-être:
Nul ne voudrait mourir, nul ne voudrait renaître.
Quelquefois, dans nos jours consacrés aux douleurs,
Par la main du plaisir nous essuyons nos pleurs;
Mais le plaisir s'envole, et passe comme une ombre;
Nos chagrins, nos regrets, nos pertes, sont sans nombre.
Le passé n'est pour nous qu'un triste souvenir;
Le présent est affreux, s'il n'est point d'avenir,
Si la nuit du tombeau détruit l'être qui pense.
Un jour tout sera bien, voilà notre espérance;
Tout est bien aujourd'hui, voilà l'illusion.
Les sages me trompaient, et Dieu seul a raison.
Humble dans mes soupirs, soumis dans ma souffrance,
Je ne m'élève point contre la Providence.
Sur un ton moins lugubre on me vit autrefois
Chanter des doux plaisirs les séduisantes lois:
D'autres temps, d'autres moeurs: instruit par la vieillesse,
Des humains égarés partageant la faiblesse
Dans une épaisse nuit cherchant à m'éclairer,
Je ne sais que souffrir, et non pas murmurer.
Un calife autrefois, à son heure dernière,
Au Dieu qu'il adorait dit pour toute prière:
"Je t'apporte, ô seul roi, seul être illimité,
Tout ce que tu n'as pas dans ton immensité,
Les défauts, les regrets, les maux et l'ignorance."
Mais il pouvait encore ajouter l'espérance.

 

EXTRAIT D'UN POÈME ECRIT PAR VOLTAIRE en 1756

 

 

A suivre...

 

 

Commentaires

De toute mon âme, de tout mon coeur, de toute mon émotion et de toute ma colère je suis d'accord avec cet article, mais je suis choquée de la singuliere (et révélatrice?) absence d'allusion aux 2 policiers tués dans l'exercice de leur mission
Commentaire n°1 posté par Lamouroux Jocelyne hier à 14h15

l'article a été écrit mercredi. Oui, j'ai réagi par rapport à la liberté d'expression. Bien sûr que ça inclut les deux policiers plus la fusillade de jeudi matin. Désolée de t'avoir choquée. Mon propos concernait toutes les victimes

Réponse de zedgé aujourd'hui à 07h40

Tag(s) : #Je suis Charlie
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