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"C’est en tant que citoyen et habitant de Saint-Martory, chef-lieu du canton que je me permets en toute indépendance  d’essayer de narrer ce que fut la commémoration de l’armistice de la guerre de 1914-1918". Bien sûr j’assume l’entière responsabilité de mes propos.

J’ai spontanément décidé de porter un regard personnel sur cette commémoration. Ma curiosité a  vite fait la place à l’émotion, une de ces émotions qui vous met mal à l’aise vis-à-vis des gens qui vous entourent et à qui vous  essayez de dissimuler ces petites gouttes salées qui viennent troubler et embrumer votre regard.
Bien sur tout a été fait pour cela, d’abord le 8 la visite de l’exposition à la salle du conseil de la mairie. Avant de rentrer les visages sont souriants et détendus, mais aussitôt à l’intérieur ce n’est plus la même chose, tout se bouscule dans votre tête. Les cartes postales souvent très explicites, les lettres des soldats sur le front qui rassurent leur famille et leurs proches, les inévitables armes et engins de guerre de tous ordres et enfin les fameux objets personnels que tous nos poilus ont confectionnés de leurs mains plus ou moins habiles: là les visages se font plus tendus, les sourires se crispent et comme par miracle les gens défilent dans un silence quasi religieux. L’émotion est à son comble, l’apparente désinvolture fait place au respect.
Ensuite dans le grand escalier central de l’édifice, l’on assiste aux préparatifs des immanquables discours. En haut des marches le chœur de la chorale du haut Comminges prend place et sur l’estrade, quasi naturelle de la séparation des deux escaliers, prennent place les officiels.
Raoul Raspeau, premier magistrat de la commune, entouré de la presque totalité de son conseil municipal prend la parole. On le sent ému, mais rapidement cet homme de cœur et de conviction brosse avec justesse et simplicité ce qu’a été pour lui la Grande guerre. Ensuite c’est au tour deJean-Jacques Navarro, président de l’association « patrimoine et environnement », de prendre à son tour la  parole. Les mots ont du mal à sortir et c’est normal car c’est sur ses épaules et celles de ses membres bénévoles que reposent  l’initiative et la réussite de cette exposition et question réussite l’enthousiasme  de l’ensemble des visiteurs en dit  plus long qu’un beau discours. Jean-Jacques félicitera particulièrement M. Gonzalez pour son travail sur l’immense fresque qui retrace avec une criante vérité, la désolation et l’âpreté d’une nature dévastée par de sanglants combats. Sans oublier M.Guyonneau qui remettra  un képi qu’il a confectionné à Monsieur le maire en souvenir de cette manifestation. Enfin ce fut le tour de notre député Joël  Aviragnet qui retracera avec ferveur et émotion ce que fût la Grande guerre dans notre Comminges: dévastatrice. Il ajoutera aussi un message de paix et de tolérance pour les hommes de bonne volonté.
Il est à noter que par la suite, cet homme de terroir se prêtera  avec  amabilité aux questions de chacun. La soirée se terminera par un buffet plus que garni offert aux convives par la mairie de Saint-Martory. J’ajouterais qu’en tant que gourmand, le punch maison et les oreillettes d’Édith étaient très à mon gout!

Le lendemain 9 novembre, le rendez-vous est pris devant la salle des fêtes pour un défilé en musique en compagnie de la fanfare de Plaisance du Touch: on traverse le pont, deux haltes musicales  dans les locaux de la maison de retraite des genévriers (les anciens restent  les plus proches témoins de la Grande guerre) et ensuite direction l’église pour une messe en musique. Seul petit bémol , la sonorisation du lieu est toujours aussi inaudible. A la sortie en route pour l’hommage au monument aux Morts, toutes les autorités locales sont là, présentes autour du maire et de ses conseillers : Philippe Jimenez  conseiller général du canton, la gendarmerie et les sapeurs-pompiers qui sont largement représentés, ainsi bien sûr que les portes drapeaux qui tenaient par leur présence rendre hommage à tous ceux qui les ont précédés dans ces épreuves douloureuses que sont les guerres.
Je crois qu’après l’allocution de Raoul Raspeau, le moment le plus poignant de cette cérémonie, fut la lecture de ce fameux texte retrouvé par hasard, texte écrit par l’ancien maire de l’époque, « Ferdinant Durran »,  document enregistré et diffusé au même endroit qu’il y a 96 ans. La voix émue de Jean-Jacques Navarro n’a fait que rendre plus palpable le contenu  de ce texte bouleversant de gravité et de solennité : dans un profond silence la population de  Saint-Martory  honorait ses morts.
Le 10 novembre à 20 heures : conférence « la vie quotidienne des poilus et des civils » par Jean Auriol.
Le  15 novembre à 20h30 une conférence « de la mobilisation à la bataille de la Marne » par Joël Guyonneau clôturera l’anniversaire du centenaire de la Grande Guerre 1914-1918. "

Guy Dupeyron "dit Mimile.

Tag(s) : #Saint-Martory

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