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Après avoir fait des remembrements débiles et arraché les haies dans les années 60.... on replante....

FAUNE ET FLORE Plus de deux tiers de ces végétaux avaient été arrachés dans les années 1960, mais ces barrières végétales vont faire leur retour.

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Les haies sont nécessaires à la préservation des espèces végétales et animales. — S.ORTOLA/20MINUTES

La France va planter 7.000 kilomètres de haies sur son territoire d’ici la fin de l’année 2022. Ce programme a été dévoilé dans le cadre du One Planet Summit, un rassemblement international autour du thème de la biodiversité organisé ce lundi à L’Élysée. Il bénéficiera d’un budget de 50 millions d’euros, indique Le Parisien. L’objectif est de faire bénéficier la faune et la flore des avantages de cette végétation particulière.

Chaque kilomètre de haie permettra en effet d’éviter le rejet de 2 tonnes de CO2 chaque année. Ces barrières peuvent limiter, voire empêcher, les inondations et glissements de terrains en cas de fortes pluies. Dans des périodes de canicule, l’ombre qu’elles projettent protège de la sécheresse les plantes qui y poussent et les animaux qui s’y abritent. Ces barres de frênes, aulnes, églantiers ou aubépines assurent une variété d’espèces végétales.

Elles protègent la diversité des espèces

Ce type de végétation est également un gage de diversité animale. Avant que plus de deux tiers des haies françaises ne soient arrachées au cours du remembrement agricole des années 1960, elles servaient d’abri, d’habitat et de chemin de déplacement à de nombreuses espèces. Depuis la disparition de ces plantations, une diminution de la population d’insectes, dont les papillons, de hérissons ou d’oiseaux a été observée

« Le nombre de mésanges ou chardonnerets baisse à une vitesse phénoménale », déplore ainsi le président de France Nature Environnement (FNE). Ce dernier estime que les haies rendent « d’innombrables services environnementaux ». La décision d’en faire disparaître une grande majorité avait pourtant été prise pour des raisons de rendement agricole. Ces limitations végétales stratégiquement placées par les agriculteurs étaient accusées de faire « perdre en productivité à cause de leur ombre », raconte le dirigeant de FNE.

 
Tag(s) : #Environnement, #Ruralité
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