La Saint-Jean religieuse est célébrée le mercredi 24 juin, mais du côté des festivités associées, feux et brandons, elles vont s’étager entre ce vendredi 19 juin, à Cassagne, jusqu’au 26 juin à Salies-du-Salat. Si la tradition du feu de la Saint-Jean perdure dans les communes du Comminges, elle a eu des hauts et des bas !
La célébration de la Saint-Jean a été au cours des siècles une source de conflit entre laïques et religieux. Comme la fête de Noël pour la date de naissance de Jésus, la date du 24 juin pour fêter la naissance de Jean Baptiste a été choisie au Ve siècle par l’Eglise.
Les deux naissances sont ainsi placées à six mois d’écart, trois jours après chaque solstice. Pour l’Église catholique, il s’agissait aussi de "recouvrir" deux fêtes païennes par des fêtes devenues chrétiennes. Les plus anciens se souviennent des bénédictions du feu de la Saint-Jean par les prêtres ; aujourd’hui, avec également le manque d’ecclésiastiques, cette tradition s’est perdue. C’est plus souvent le maire de la commune qui allume le feu de la Saint-Jean. Une des traditions qui a pratiquement disparue est celle de "la rosée du matin" de la Saint-Jean.
Dans les campagnes surtout, il était de coutume de recueillir la rosée et de la passer sur le visage ; elle avait des vertus thérapeutiques, particulièrement "il fallait se laver les yeux" pour ne pas avoir de soucis de vision. Une tradition qui reposait sur des constats : les plantes au sortir du printemps étaient au maximum de leur floraison et concentraient le plus de vertus thérapeutiques. Pour les bêtes, le foin ramassé aux alentours de la Saint-Jean était le meilleur.
Au-delà de ces traditions, il reste la soirée festive autour du feu et le "Mostar de carbon" qui consiste à se noircir mutuellement, après des courses-poursuites dans la nuit, avec les charbons du brandon ! Autant de bons souvenirs à raconter plus tard.