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  • Les acteurs du projet présentent le dispositif.
    Les acteurs du projet présentent le dispositif. V.D - GDC
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Au terme d’un travail « intense », l’entreprise à but d’emploi de Saint-Gaudens devrait voir le jour au printemps prochain. Une opération qui permettrait, dans un premier temps, d’embaucher une vingtaine de personnes.

« Ce n’est plus le salarié qui va vers l’entreprise. Là, c’est l’entreprise qui vient à lui. » En quelques mots, voilà le leitmotiv de l’opération « Territoire zéro chômeur », dont la ville de Saint-Gaudens est candidate. Actuellement, seule Lodève dans l’Hérault bénéficie de ce dispositif en Occitanie.
Afin de ne plus compter de demandeurs d’emploi de longue durée, le principe est simple : c’est de créer une association (Néo&Co) qui, à terme, pourra embaucher en CDI les demandeurs d’emploi de Saint-Gaudens. À quelques conditions près toutefois. Les postulants doivent résider à Saint-Gaudens depuis six mois au minimum et être privés d’emploi depuis plus d’un an. Ces chômeurs dits de longue durée « concernent 511 personnes à Saint-Gaudens », précise la directrice de l’antenne locale de Pôle emploi, Valérie Greneux.

Un maître-mot : la flexibilité

Lorsqu’il postulera dans cette entreprise à but d’emploi, le candidat bénéficiera de plusieurs avantages. Sur son temps de travail d’abord, ce dernier aura un CDI à temps choisi. Il n’y aura pas de minimum horaire par semaine. L’autre qualité principale du dispositif réside dans son adaptation, d’une part aux compétences de la personne et d’autre part aux besoins du territoire.

Parmi les cinq activités que la nouvelle entreprise devrait mener, le panel est large : du garage solidaire aux services aux particuliers et aux associations en passant par la collecte d’encombrants, la nouvelle entreprise à but d’emploi devrait râtisser de vastes secteurs d’activité, « sans pour autant faire concurrence aux entreprises déjà existantes » Ce qu’une dame, présente dans l’assistance, acquiesce sans sourciller. « Tous ces services seront les bienvenus, je ne sais même pas si vous pourrez répondre à toute la demande », s’exclame-t-elle.

Enfin, Néo&Co pourrait voir le jour au printemps, vraisemblablement en avril, après deux échéances : un audit qui aura lieu le 13 décembre prochain, suivi d’une instruction par le fond d’expérimentation. Cette étape durera approximativement trois mois.

En attendant, les équipes communiquent sur le projet, et « mobilisent les citoyens », comme l’explique l’adjoint au maire Jean-François Agnès. Cela passe par des stands sur le marché du jeudi, dans tous les salons de l’emploi, et prochainement à la Croix Rouge.


Le contrat d’engagement jeune, la nouvelle arme de la Mission locale

Le contrat d’engagement jeune (CEJ) est le nouvel atout de la Mission locale, cette structure qui a pour vocation d’accompagner les jeunes dans leur insertion au monde professionnel. Mis en place à l’été 2020, ce contrat un peu particulier permet de combler le déficit d’employabilité des jeunes, de 16 à 25 ans, en échange d’une allocation. « Ce contrat est un accompagnement ciblé, au cas par cas, des jeunes dont on s’occupe à la Mission locale, a déclaré Stéphan Precigout, directeur de l’antenne de Saint-Gaudens et coordinateur du CEJ au niveau départemental. Le fonctionnement initial est simple, en échange d’une présence assidue du jeune à différents ateliers et activités tout au long de la semaine, ce qui représente entre quinze et vingt heures, il perçoit une allocation pouvant atteindre 520 euros. Le montant varie en fonction de l’âge ou de la situation financière. Les ateliers, eux, peuvent être des formations au sein de notre établissement ou des actions en dehors, comme pour des associations. »

Grâce à cet accompagnement, le jeune peut également intégrer une entreprise en immersion, durant deux semaines, pour découvrir des métiers. De ces immersions peuvent découler des entretiens et des emplois. « On encadre aujourd’hui environ 1200 jeunes sur nos différentes antennes du Comminges, 350 d’entre eux ont passé la porte de la Mission locale pour la première fois depuis le début de l’année. De nos différents contrats, ont découlé 531 CDD courts, 70 CDD de plus de six mois et autant de CDI. C’est une très bonne chose », a souligné le directeur.

 

Certains jeunes ont participé à un atelier sur la santé jeudi dernier
Certains jeunes ont participé à un atelier sur la santé jeudi dernier GDC - B.L


Pour rappel, la Mission locale et ses différents programmes d’insertion à la vie professionnelle sont ouverts à tous les jeunes de 16 à 25 ans, sortis du système scolaire et professionnel. « 35% de nos bénéficiaires sont titulaires de leur baccalauréat ou plus », a précisé Stéphan Precigout. De par son travail personnalisé, « cousu main », et sa volonté de proximité, la Mission locale est un véritable acteur de l’emploi en Comminges. « On est dans un territoire qui a besoin de main-d’œuvre et où nos jeunes ont du talent et/ou sont motivés. On leur apporte ce coup de pouce pour les aider à trouver un emploi, en échange de sérieux bien sûr », conclut le directeur.

 


Service civique : un échange d’expériences

Dans les différents types d’offres d’emploi, il y a aussi les services civiques, un moyen pour les jeunes de s’ouvrir à des expériences sur une période d’environ un an.
Une aventure dans laquelle s’est embarquée l’équipe de La Chapelle Saint-Jacques qui fait souvent appel aux services civiques.
Valérie Mazouin, directrice du centre d’art et programmatrice, est satisfaite de ces services civiques. « Si on offre deux postes de service civique cette année, c’est parce que cela fait plusieurs fois qu’on a tenté l’expérience avec en majorité, des retours positifs. évidemment, toutes les expériences ne sont pas positives mais dans l’ensemble, on est très contentes des services civiques qu’on accueille».

 

Des services civique à La Chapelle
Des services civique à La Chapelle Crédit : Centre d’art -


Plus qu’un emploi, les services civiques sont surtout le moyen d’en apprendre un peu plus sur un métier mais surtout sur un univers professionnel.« C’est toujours mieux quand les candidats aiment le secteur dans lequel ils vont évoluer. Par exemple, dans notre centre d’art, c’est toujours mieux quand nos jeunes sont intéressés par ce milieu de l’art contemporain, un milieu qui demande une justesse et une précision qu’on ne connaît pas tout le temps» assure la directrice de La chapelle Saint-Jacques.

 

Des tremplins de carrière

Au centre d’art, le service civique est donc un bon moyen de se plonger dans l’art contemporain pendant 8 mois. « Tous ne vont pas jusqu’à la fin, par exemple on a eu un jeune qui a arrêté car il a voulu tenter les concours des Beaux-arts. ».

Avec les années, l’équipe de la Chapelle a affiné ses demandes, désormais, les recherches de service civique s’accompagnent d’une fiche qui détaille les tâches qui seront demandées aux jeunes. « Le service civique, c’est de l’entraide, c’est pourquoi nous nous adressons à un public spécifique. D’autant plus que les candidats viennent d’un peu partout alors, nous tentons de les aider au mieux en leur permettant d’avoir accès, s’il est libre, à l’appartement qui est dans La Chapelle. Où encore en lui donnant des conseils précieux qui lui seront utiles» conclut Valérie Mazouin.

La directrice engage tout de même les organismes ou entreprises intéressés à faire le pas des services civiques : « On aide ces jeunes à faire une année de césure, c’est très enrichissant, autant pour nous que pour eux».

Anaïs Juste, Bastien Loubet & Vincent Dulong
Tag(s) : #Saint Gaudens, #Emploi, #Haute-Garonne, #Comminges
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