Sur cette photo datant du milieu des années 1930, un Morane Saulnier qui s'est écrasé sur le toit d'un hangar à Francazal. Bernard Pagesar, a priori à Francazal.
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Sur cette photo datant du milieu des années 1930, un Morane Saulnier qui s'est écrasé sur le toit d'un hangar, a priori à Francazal.Crédit - Bernard Pages
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l'essentielPour ne rien perdre de la riche histoire aéronautique de notre région, Aérocherche propose aux particuliers de récupérer les vieilles photos d'avions qui dorment dans des cartons. L'association toulousaine d'archéologie aéronautique lance un appel pour sauver "des trésors" qui racontent beaucoup de choses : travail dans les usines, Seconde Guerre et Occupation, crashs, etc.
Dans l'association Aérocherche, l'histoire se raconte avec des vis, des boulons ou des morceaux de moteur. Depuis plus de douze ans, à partir de vestiges exhumés de champs ou de forêts, tout un réseau de passionnés s'emploie à retrouver la trace d'équipages ou d'avions tombés ou abattus dans le Sud de la France, notamment pendant la Seconde Guerre mondiale. Au sein du musée Aéroscopia, à Blagnac, un espace dédié permet de découvrir ces travaux d'archéologie aéronautique et les émouvantes traces des équipages disparus.
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Mais face au temps qui passe et avec la disparition des derniers témoins, Gilles Collaveri, président et fondateur d'Aérocherche, lance un appel. Son objectif ? Sauver des documents photographiques pour garder trace de l'histoire aéronautique locale.
"Ces clichés racontent des histoires"
"Il y a certainement plein de vieux albums photos qui dorment dans des greniers, des placards. De nombreux particuliers ont pris des photos, à l'époque, d'avions qui racontent l'aéronautique et notre région, elles sont remplies d'informations. Oubliées dans des albums ou des boîtes, elles ne sont pas valorisées et risquent même de finir à la poubelle", pose le passionné.
Un D.520, remis aux couleurs françaises en 1944 juste après l'occupation allemande, soit à Saint Martin du Touch soit à Francazal. Crédit - F. Saint Arroman
"On sait que beaucoup de gens, à Toulouse, ont fait des photos qui racontent la vie de la région à travers les avions. Le développement industriel avec Latécoère et Dewoitine, les avions bizarres dans les années 30, les avions allemands pendant l'Occupation, les avions récupérés et bricolés à la Libération, les avions Armagnac, Bréguet, Concorde, symbolisant la croissance après-guerre. Tous ces clichés racontent des histoires, celles du travail à l'usine, en équipe ou celles d'un drame comme un crash", poursuit Gilles Collaveri.
Photos numérisées puis rendues
Cette photo a été récemment retrouvée dans la maison d'un habitant de Colomiers. On y voit le prototype du Dewoitine 520 à Francazal sur lequel des compagnons s'affairent, sans doute avant un décollage. Crédit - G.C.
Le président d'Aérocherche propose donc aux particuliers qui possèdent ces vieilles photos de les lui transmettre pour archivage. Elles seront numérisées pour rejoindre la médiathèque d'Aéroscopia et rendues à leurs propriétaires. "La mise à disposition de ces photos d'avion serait la plus belle valorisation qu'on pourrait imaginer. Sauver le patrimoine aéronautique, c'est aussi l'objectif de notre association".