Vie des sociétés | 19.03.20
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Le 17 mars, la Capeb (Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment), la FFB (Fédération Française du Bâtiment) et la FNTP (Fédération Nationale des Travaux Publics) exprimaient, dans un communiqué commun, la nécessité « d’un arrêt temporaire des chantiers pour s’organiser ». Depuis, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud s’est exprimée, appelant à la reprise du travail. Autour des métiers du bâtiment, il persiste donc une grande confusion quant aux consignes à respecter…
Quatre jours se sont écoulés depuis l'annonce des mesures de confinement, mais la confusion persiste pour le secteur du bâtiment. Faut-il, oui ou non, continuer de travailler sur les chantiers ? Cette question semble toujours diviser le gouvernement et les fédérations du bâtiment.
Alors que la CAPEB (Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment), la FFB (Fédération Française du Bâtiment) et la FNTP (Fédération Nationale des Travaux Publics) appelaient à un « arrêt temporaire des chantiers » afin de lutter contre la propagation du coronavirus, et garantir la sécurité des ouvriers, le Ministère de l’Intérieur envoyait au même moment un télégramme - destiné principalement aux préfets de police - stipulant qu « outre les trajets domicile-travail autorisés pour ceux qui ne peuvent pas télé-travailler ou travailler à distance, il est bien évidemment admis que les personnes qui exercent une activité qui les oblige à se déplacer ou à travailler en extérieur (chantiers de bâtiments et travaux public notamment) doivent la poursuivre, à condition de pouvoir présenter à tout moment en cas de contrôle leur attestation de déplacement dérogatoire ainsi que le justificatif de déplacement professionnel. » Signé de la main de Christophe Castaner, le document précise qu’il est indispensable de garder une activité économique.
Ces indications déjà contradictoires à celles données par les fédérations, laissaient présager une incompréhension des entreprises du BTP, ne sachant plus qui écouter. Et c’est malheureusement dans ce flou de consignes que les entreprises avancent à tâtons.
Des réactions en chaîne
Dès le lendemain, le 18 mars, la Capeb répondait au télégramme envoyé par le Ministère de l’Intérieur, en déclarant s’opposer « à ces consignes qui ne garantissent pas la sécurité des salariés et fait peser de graves risques sur le responsabilité des entreprises ». La Capeb soulignait l’incompatibilité du travail sur les chantiers notamment liés à :
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la coactivité existant sur les chantiers ;
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le partage de nombreux outils et équipements entre les compagnons ;
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la multitude des tâches réalisés à plusieurs pour des questions de poids, de process opérationnel ou de contraintes d’accès rendant la mécanisation impossible.
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