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Vie des sociétés | 11.02.22
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Présidentielle 2022 : la filière béton formule ses propositions - Batiweb
La filière béton, qui réunit les 5 principaux syndicats du secteur, a dressé pour la première fois une liste de propositions dans le cadre de l'élection présidentielle 2022. Au travers de 5 grands axes - logement, urbanisme, économie circulaire, réseaux, gestion de l’eau - l’union a décidé de se mobiliser « pour une construction décarbonée basée sur une chaîne de valeur locale ».

Entre 1990 et 2018, les émissions de carbone issues du ciment ont baissé de 39 %. D’ici 2030, la trajectoire fixée par la filière prévoit une baisse supplémentaire de -24 % avant d’atteindre -80 % en 2050 - objectif fixé par la Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC). C’est pourquoi la filière souhaite avant tout que sa trajectoire de décarbonation soit reconnue, de sorte que « les matériaux de construction qu’elle propose ne soient pas discriminés ».

C’est ainsi que la filière béton a rédigé plusieurs propositions, dans le cadre de l’élection présidentielle, qui s'articulent autour de grands 5 axes : le logement, l’urbanisme, l’économie circulaire, les réseaux, et la gestion de l’eau.

Miser sur le développement durable et la localité 

Concernant le premier axe, et pas le moindre, la filière propose aux candidats un « véritable sommet de la construction », afin d’associer l’ensemble des parties prenantes à « une relance de la construction ». Cette dernière insiste, dans un second temps, sur l’importance de poursuivre l’investissement dans le logement social, enjeu majeur du modèle français, résumant ainsi son ambition par un credo : « construire plus, mieux et à coût maîtrisé ».

L’économie circulaire est, pour la filière béton, un vecteur essentiel sur lequel les pouvoirs publics devraient s'attarder. La filière préconise tout d’abord de « faire de la commande publique un levier pour le développement durable », notamment en élargissant la notion de clause d’insertion aux emplois locaux, puis en introduisant et en valorisant le caractère local des produits. Elle plaide aussi pour une nouvelle vision de la construction, avec des ouvrages modulables et dont les matériaux seraient recyclables, et tend à privilégier durablement la proximité entre sites d'extraction et sites de production.

« Imaginer la ville du futur, c’est libérer l’espace tout en limitant l’étalement urbain, faire face aux aléas climatiques, à une démographie urbaine croissante, au besoin d’un retour à la nature dans les villes », déclare la filière dans un communiqué. Dans ce sens, elle défend l’idée que le matériau béton, dont l’impact carbone est maîtrisé, apporte de nombreuses solutions pour répondre à ces problématiques. Elle propose ainsi de privilégier ces solutions en béton afin de prévenir la formation des îlots de chaleur tout en répondant à l’ensemble des autres exigences d’une conception urbaine résiliente et durable.

Devant la saturation des espaces de mobilité et la vulnérabilité de la ville face aux changements climatiques, la filière souhaite voir apparaître de nouveaux modes de construction en sous-sol. L’objectif ? Fluidifier la mobilité des personnes et protéger le patrimoine. « Mieux exploiter le sous-sol permettrait de répondre en partie à l’enjeu de réduction de l’artificialisation », souligne-t-elle. 

L'urbanisation croissante a réduit l'infiltration naturelle et augmenté le ruissellement. Ces phénomènes s'aggravent par temps de pluie, provoquant des inondations plus fréquentes et la pollution des milieux récepteurs par lessivage. C’est pourquoi, afin de protéger ces zones, elle propose notamment des digues, des enrochements en béton performants, des bétons drainants, ou encore des chaussées réservoirs pour la voirie.

 

Marie Gérald 

Photo de Une : ©AdobeStock

 

Redacteur
Tag(s) : #BTP
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