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photos Lionel Attané
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Louis Baque reçoit la médaille de reconnaissance de la Nation
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  • Jean-Charles Rosello, Louis Baque et Claude Rigal lors de la cérémonie à Figarol. DDM, L. A.
    Jean-Charles Rosello, Louis Baque et Claude Rigal lors de la cérémonie à Figarol. DDM, L. A.
Publié le 

l'essentielIls ont 85 ans passés les anciens combattants de la guerre d’Algérie. Il n’en reste plus beaucoup et c’est au compte-goutte que leur sont décernées des décorations. "Je n’ai rien demandé", dira Louis Baqué, "ni médaille et ni d’aller là-bas."

Lors de la cérémonie en hommage aux morts et disparus pendant la guerre d’Algérie et les combats en Tunisie et au Maroc, qui s’est déroulée à Figarol le 5 décembre dernier, une remise de décorations a été effectuée à un des anciens combattants de cette guerre qualifiée d’"opérations de maintien de l’ordre". Une reconnaissance bien tardive pour ces jeunes appelés du contingent qui ont "servi" en Algérie, tels Louis Baque de Figarol.

Habitant et natif de la commune, il s’est vu décerner par Claude Rigal, président des Anciens combattants, le titre de reconnaissance de la Nation, la médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l’ordre en Afrique du Nord et la plaque du Maintien de l’Ordre en AFN, et ce en présence de Jean-Charles Rosello, maire de Figarol.

Comme la plupart des anciens combattants, le souvenir de ses années passées n’est pas de ceux qu’il souhaite ressusciter : "on m’a envoyé là-bas. Ce n’est pas moi qui ai demandé à y aller…" Très discret sur ses combats, il ne s’étend pas sur ce qu’il a vécu. Dès le jour de son arrivée, il a participé au piquet d’honneur des obsèques d’un lieutenant tué en embuscade : "le baptême du feu ça a commencé par une levée de corps. C’était un lieutenant qui avait été incorporé directement là-bas, tombé dans une embuscade avec sa fiancée et tué, tout en protégeant la jeune femme".

 

Louis Baque est arrivé en Algérie fin 1959 et est affecté à une Compagnie de Réparation Divisionnaire basée à Bouira, en Kabylie, au sud-est d’Alger. 30 mois et 30 jours de "pacification", tel était le terme officiel désignant cette guerre d’Algérie : "ma compagnie était chargée de réparer sur site les véhicules militaires en panne lors d’opérations, ce qui donc engendrait de gros risques d’attaque. Elle était également chargée de transporter le matériel d’Alger à Bouira ; des transports rendus dangereux par le passage dans les gorges de Palestro où beaucoup de convois ont été pris en embuscade. Par roulement, le personnel de cette compagnie était affecté aux opérations de maintien de l’ordre".

Louis quittera l’Algérie en octobre 1962 ; le cessez-le-feu et les accords d’Evian avaient été signés le 19 mars précédent.

Tag(s) : #Figarol, #Comminges, #Commémorations, #Haute-Garonne
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