Un point sur l’avenir de l’établissement thermal de Salies-du-Salat semble être opportun afin de clarifier les attributions de chacun (mairie et communauté de communes) dans ce dossier important pour les collectivités et habitants du territoire.
En avril 2024, (DDM du 17 avril 2024), lors d’un conseil communautaire, il avait été acté la prise de compétence par la communauté de communes Cagire Garonne Salat pour étudier la faisabilité d’un établissement thermal à Salies-du-Salat, qui portait sur trois axes principaux : "S’engager sur un investissement de 15 à 20 millions d’euros incluant la sécurisation de la ressource en eau ; trouver un exploitant qui verserait un loyer annuel, dans le cadre d’une délégation de service public (DSP) ; parvenir à un équilibre financier avec 50 % de subventions publiques a minima.
Le fait de devoir effectuer un nouveau forage imposerait un délai d’environ deux ans afin de s’assurer de la qualité de l’eau avant utilisation. Les Thermes resteraient ouverts jusqu’au début des travaux et continueraient à être gérés par la municipalité dans l’attente de l’attribution à un nouvel exploitant ; la communauté de communes s’attribuant toute la partie administrative de recherche de financements et de re-lancement du processus de la DSP."
Restitution des études
Le 11 décembre dernier, en conseil communautaire, une restitution des études effectuées par l’ARAC Occitanie faisait apparaître deux propositions : un premier projet avec un centre thermal rénové et des cures conventionnées, une résidence de tourisme et un SPA salin et un deuxième projet comprenant une résidence hôtelière et un SPA salin pour des activités thermales non conventionnées (santé, fitness, bien-être avec des séjours allant du week-end à la semaine) ; les deux projets comprenant une offre alternative de restauration.
Le coût du premier projet s’élèverait à 24 894 K€ et garantirait la relance de l’activité thermale conventionnée de Salies ; toutefois il se heurte, aujourd’hui, au fait qu’aucun acteur du secteur thermal n’a manifesté d’intérêt pour le projet.
D’autre part ce coût élevé des travaux nécessiterait l’obtention de subventions publiques importantes, ce qui, dans le contexte budgétaire national actuel, n’est pas gagné.
Le deuxième projet coûterait moins cher : 15 200 K€, nécessitant des subventions publiques moins élevées et une possibilité d’élargissement importante de l’offre des potentiels repreneurs/exploitants.
Ce projet reste toutefois concurrencé par les mêmes offres sur la région toulousaine et dans les Pyrénées (Caliceo, Loudenvielle.).
Dans les deux cas, il est évident que la gestion proprement dite (recrutement et gestion du personnel, approvisionnement en fournitures, entretien des installations, administration des dossiers des curistes, etc…) n’incomberait pas à la Communauté de Communes mais à un opérateur thermal exploitant.
En conseil communautaire, les élus ont écarté le premier scenario et ont décidé d’étudier dans le détail la faisabilité du second.